Des choix de sujet révélateurs

news.jpg

La partialité des médias ne se limite pas à la manière dont les sujets sont présentés. Elle peut aussi se manifester par le choix des sujets qui sont couverts, et de ceux qui sont ignorés.

Par exemple, alors que Bloomberg, le Financial Post et Aviation Week, entre autres, couvraient, la semaine dernière, l’annonce importante de l’augmentation de la portée du nouvel avion Global 7000 de Bombardier, le Globe and Mail ignorait purement et simplement cette nouvelle. Quelques jours plus tard, il publiait un article qui reprenait des nouvelles dépassées et discréditées au sujet de notre utilisation d’agents de vente, sous prétexte de l’existence d’un lien avec la proposition d’un actionnaire concernant la divulgation de renseignements sur les activités et les dépenses de lobbying.

Le Globe a parfaitement le droit de déterminer ce qu’il estime digne d’intérêt et de publication. Mais ces décisions sont très révélatrices de sa réelle volonté d’informer ses lecteurs avec équité, équilibre et objectivité.

En outre, il faut beaucoup d’imagination pour trouver un lien entre l’utilisation d’agents de vente par notre entreprise et la proposition d’un actionnaire de divulguer des renseignements supplémentaires sur les activités de lobbying. Comme les lecteurs devraient pouvoir prendre connaissance de tous les faits pour se forger leur propre opinion, voici la proposition en question. Elle a été soumise par SHARE (Shareholder Association for Research and Education) au nom d’OceanRock Investments. Et puisque le Globe n’a accordé que très peu de place à la recommandation de notre entreprise à cet égard, vous pouvez la lire ici.

Au-delà du langage simple de la proposition, les lecteurs doivent savoir que la proposition de SHARE n’est ni nouvelle ni propre à Bombardier. SHARE travaille régulièrement avec ses clients pour soumettre des propositions à diverses entreprises publiques. Il y en a eu quatre, récemment : Bombardier, L’Impériale, Encana et SNC-Lavalin. Bien sûr, cela n’est précisé ni dans le titre ni au début de l’article. Cet aspect a plutôt été dissimulé vers la fin de l’article. Il manque également un élément de contexte crucial : Glass Lewis et l’ISS appuient régulièrement ce type de propositions.

Comme d’habitude, nous sommes ouverts aux propositions des actionnaires et à la tenue de débats honnêtes à leur sujet. Cela ne semble malheureusement pas être l’objectif du récent article du Globe and Mail. Les lecteurs sont en droit de s’interroger sur le caractère équitable de l’espace consacré, d’une part à la proposition, et d’autre part à la réponse de notre entreprise. Nous avons compté 435 mots contre 72. Cela ne semble pas vraiment équilibré. Les journalistes ne se sont pas non plus donné la peine d’évoquer le point de vue des actionnaires opposés à la proposition.

Ce sont les articles biaisés et caricaturaux de ce genre qui amènent Bombardier à remettre en question l’approche fondamentale de la couverture que le Globe and Mail réserve à notre entreprise. Cet article s’ajoute à une liste de plus en plus longue d’éléments de preuve selon lesquels le journal et ses journalistes semblent avoir le mandat de générer autant de couvertures négatives que possible au sujet de Bombardier, quels que soient la faiblesse des assises et le caractère torturé et exagéré de l’analyse.

Mike Nadolski
Vice-président, Communications et affaires publiques
Bombardier

Suivez-nous sur Twitter @Bombardier  ou abonnez-vous à notre liste d’envoi pour obtenir les dernières mises à jour.