Des questions se posent sur l'objectivité de la couverture de Bombardier dans le Globe & Mail

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L'enquête sur la corruption politique et financière qui se déroule en Afrique du Sud a été beaucoup couverte par les médias. Une partie de cette couverture concerne des transactions impliquant notre entreprise, notamment la vente, au début de 2015, d'un jet d'affaires Global 6000 de Bombardier à une société associée à la famille Gupta. Les Gupta ont fait l'objet d'un examen minutieux en raison de leurs liens avec l’ex-président sud-africain Jacob Zuma qui a récemment démissionné.

En tant qu’entreprise, nous sommes ouverts à toute discussion ou enquête honnête sur nos transactions sud-africaines. Malheureusement, un article du journaliste Geoffrey York, paru dans le Globe & Mail du 7 mars, a induit le public en erreur en omettant des faits importants.

Le titre de l’article du Globe nous avertit de façon inquiétante que « des questions se posent » quant à savoir si Bombardier a accordé un rabais spécial sur l’avion Global 6000 vendu à l’entreprise des Gupta afin de remporter une partie d'un important contrat ferroviaire sud-africain. La réponse est non, et les faits le démontrent clairement. Au lieu de présenter un compte-rendu complet, M. York a retenu des informations précises réfutant l'allégation que nous lui avons fournies par écrit, des faits pouvant être facilement corroborés si le Globe s’était donné la peine de contacter un expert en ventes d'avions.

Voici ces faits: le prix de vente de l’avion Bombardier en cause était alors tout à fait conforme aux prix du marché. Bien que le prix de vente ait été inférieur au prix affiché, ce qui est courant sur le marché des avions d'affaires, comme sur de nombreux autres marchés, il correspondait tout à fait aux prix payés par d'autres clients pour des appareils similaires livrés en 2015. Bref, il n'y a eu ni rabais spécial ni traitement spécial.  

Les lecteurs auraient raison de se demander pourquoi cette information essentielle n'a pas été rapportée par le Globe. Cette omission ne peut que soulever des questions quant à son engagement à faire preuve d’exactitude et d'objectivité dans ses articles sur notre entreprise.  

Les lecteurs du Globe auraient également intérêt à savoir que Bombardier dispose depuis longtemps d'un rigoureux processus de vérification préalable visant à évaluer les acheteurs potentiels d'avion. Ce processus comprend des contrôles par rapport à des bases de données de tiers, et il est conçu pour éviter de faire affaire avec des personnes et des entreprises préoccupantes. Nous sommes fiers d'avoir vendu des milliers d'avions selon ces principes et d'avoir rejeté des ventes ne respectant pas nos normes éthiques élevés.  

Il est facile pour n'importe quel critique, bénéficiant de l'avantage du recul, d'affirmer que Bombardier n'aurait pas dû s'engager avec l'une ou l'autre des entreprises des Gupta. Cela ne rend toutefois service ni à notre entreprise ni à aucune autre de suggérer que nous devons livrer concurrence en vertu d’une norme absurde exigeant que nous puissions parfaitement prédire l'avenir.  

Malgré des rapports contraires, il n'en demeure pas moins qu'au moment de la transaction relative à l'avion Global 6000, il n'y avait eu ni accusation, ni constatation ou conclusion officielle d'acte répréhensible de la part des entreprises des Gupta. Exportation et développement Canada, qui a financé l'achat, a mené son propre examen indépendant et est parvenu à la même conclusion que de nombreuses autres grandes entreprises internationales qui ont continué de faire affaire avec les entreprises des Gupta pendant des années après la réalisation de notre vente. Le Globe lui-même n'a d’ailleurs publié un article substantiel sur les entreprises des Gupta que bien après cette transaction.

En tant qu'entreprise d’envergure internationale, nous savons que nous aurons affaire à des personnes ne respectant pas nos valeurs éthiques élevées. Nous le voyons comme un défi auquel nous pouvons être confrontés plutôt que comme une raison de nous retirer de l’échiquier international. Nous croyons que les populations du monde entier méritent d’avoir accès à la meilleure technologie aéronautique et ferroviaire, et nous aimerions la leur offrir. Nous croyons aussi que cet objectif est également soutenu par nos actionnaires et le public canadien.  

Pour sa part, la presse doit au public un compte-rendu objectif, exact et complet des faits, notamment lorsqu'elle met en cause l'intégrité éthique d'une entreprise. Dans le cas présent, le Globe est loin du compte, et les hommes et les femmes de notre entreprise qui travaillent fort méritent beaucoup mieux. 

Nous avons demandé au Globe and Mail de publier cette réponse la semaine dernière. Jusqu'à présent, ils n'ont pas répondu à notre demande. Nous espérons qu'ils ont l'intégrité de le faire et de remédier à la faille dans leur couverture. Jusque-là, nous continuerons à remettre les pendules à l'heure.

Mike Nadolski
Vice-président, Communications et affaires publiques
Bombardier

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