Le Globe and Mail conclut que Bombardier respecte pleinement la loi, mais ce n’est pas vraiment ce que son article laisse entendre

La fin de semaine dernière, le Globe and Mail a publié un article intitulé Bombardier's new Russian locomotive project has Kremlin connections (Le nouveau projet de locomotive russe de Bombardier a des liens avec le Kremlin). Or, si l’on se fie à son contenu, l’article aurait dû s’intituler : Le nouveau projet de locomotive russe de Bombardier est parfaitement conforme à l’ensemble des lois et des règlements.

Malheureusement pour les lecteurs, le Globe n’a pas choisi de mettre l’accent sur ce fait primordial pour sa manchette. Bien au contraire. L’article insinue dès le début que Bombardier a d’une certaine manière enfreint les sanctions commerciales canadiennes, puis laisse le lecteur en suspens pendant deux douzaines de paragraphes avant de reconnaître qu’il n’y a eu aucune infraction de ce type. Mais l’auteur ne l’affirme pas ouvertement, même si c’est la conclusion claire de ses recherches. Il perd plutôt le lecteur dans les méandres du jargon juridique et des déclarations d’experts bien dissimulées dans l’article.

Bombardier a pour mission d’être un chef de file mondial du transport sur rail. Nous croyons que, partout dans le monde, les gens ont droit à la meilleure technologie de transport, et nous voulons la leur apporter. Nos actionnaires et, nous en sommes convaincus, les Canadiens dans leur ensemble, appuient cet objectif. Pourtant, le Globe and Mail met en doute de façon irresponsable la capacité et la volonté de Bombardier de relever les défis qui surgissent lorsque l’on tient à faire affaire dans le monde de façon légale, transparente et éthique.

Pire encore, il laisse entendre tout à fait faussement que Bombardier tente de cacher sa participation, en soulignant que le projet n’est pas cité dans le rapport annuel de l’entreprise et que Bombardier n’a publié aucun communiqué à ce sujet. Malheureusement pour les lecteurs du Globe, il manquait des renseignements essentiels pour mettre ces accusations en contexte.

Bombardier se sert de son rapport annuel pour mettre en valeur ses projets et ses réalisations les plus importants. Des centaines de petits projets dans le monde entier, dont au Canada, aux États-Unis ou ailleurs, n’y sont pas mentionnés. Il nous est tout simplement impossible de nommer chaque projet dans notre rapport annuel. Ce n’est ni mystérieux, ni inapproprié.

De même, Bombardier n’a pas diffusé de communiqué tout simplement parce que c’est notre partenaire qui est responsable des ventes et du marketing de la locomotive en question. Et nous avions déclaré au Globe, par écrit, que la locomotive en question n’était pas encore certifiée, et qu’aucune n’avait donc encore été vendue, deux conditions préalables évidentes à la diffusion d’un communiqué.

L’article interprète d’ailleurs de manière erronée des déclarations antérieures de Bombardier. Il prétend par exemple que Bombardier « a admis avoir fait pression » sur le gouvernement canadien pour le compte d’un particulier. Voici ce que j’ai effectivement écrit au Globe il y a plusieurs mois. [TRADUCTION] « Comme beaucoup d’autres entreprises, nous avons informé le gouvernement du Canada des investissements et des intérêts de Bombardier en Russie, alors que le Canada envisageait d’imposer des sanctions à ce pays. Nous voulions surtout éviter que notre secteur de transport sur rail se retrouve désavantagé par rapport à ses concurrents dans le monde. »

Les lecteurs ont bien des raisons de se montrer très sceptiques face à un article qui cherche le sensationnalisme, dissimule le résultat principal de la « recherche » et déforme les déclarations antérieures de notre entreprise. Ils devraient également se demander pourquoi le Globe a consacré autant de temps, de ressources et d’espace à cette enquête, par rapport à la couverture dont bénéficient d’autres volets importants de l’entreprise. En effet, la couverture par le Globe de la récente publication de nos résultats trimestriels et des progrès réalisés dans le cadre de notre plan de redressement s’est limitée à quelques centaines de mots.

Chez Bombardier, nous fabriquons des produits extraordinaires. Nous faisons des choses passionnantes. Nous aimons voir nos succès mentionnés dans la presse. Et lorsque nous faisons des erreurs, nous comprenons que la population a le droit de le savoir. 

Mais en revanche, les Canadiens ont aussi doit à l’objectivité et à l’exactitude dans les articles qui portent sur notre entreprise. Dans ce cas, nous croyons que le Globe & Mail est bien loin de cette objectivité et de cette exactitude. La population et nos employées et employés dont nous sommes fiers méritent mieux.

Mike Nadolski
Vice-président, Communications et Affaires publiques
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