L’industrie aéronautique canadienne atteint de nouveaux sommets, tandis que le Globe and Mail s’enfonce un peu plus

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Qui a envie d’entendre de bonnes nouvelles concernant une entreprise canadienne? Bombardier vient d’annoncer que son tout nouvel avion d’affaires Global 7500 a battu le record du plus long vol sans escale jamais réalisé par un jet d’affaires, soit un vol de plus de 8 150 milles marins.

En fait, c’est plus qu’une bonne nouvelle. C’est extraordinaire. Notre nouvel avion offre la plus grande autonomie, la cabine la plus spacieuse et le vol le plus en douceur de tous les jets d’affaires. Son autonomie peut le mener de Toronto à Hong Kong, en passant au-dessus du Pôle Nord à une vitesse quasi supersonique, sans se ravitailler en essence et en transportant plus de passagers dans une cabine extra-spacieuse sans égale.

Qui plus est, cet avion a été conçu et fabriqué au Canada, où son vol inaugural a aussi eu lieu. Il représente le plus grand exploit de nos ingénieurs et de nos artisans, prouvant hors de tout doute que les entreprises canadiennes peuvent livrer concurrence avec succès sur le marché international. 

Notre pays peut être très fier de cette réalisation historique, et personne ne mérite plus de reconnaissance que les milliers d’employés canadiens, des pilotes d’essais aux électriciens en passant par les mécaniciens et les ingénieurs, dont les efforts soutenus ont rendu cette réalisation possible. Pourtant, beaucoup trop souvent, leur bon travail et leurs histoires inspirantes tombent dans l’oubli.

Un récent sondage montre que moins d’un quart du public sait que l’avion Global 7500 existe. Encore moins connaissent le rôle de leader que Bombardier joue dans l’adoption de carburants de substitution durable, un exemple de notre engagement à protéger le ciel dans lequel nous avons le privilège de voler; ou que Bombardier a continué d’investir des milliards de dollars dans son secteur Avions d’affaires au cours des cinq dernières années, faisant naître de nouveaux produits, des brevets canadiens et des emplois durables.

Malgré tous ces accomplissements, la vraie surprise vient du peu de couverture que font les médias canadiens de notre industrie des avions d’affaires. Pensez-y. Combien de fois avez-vous entendu parler des milliards de dollars qu’injectent les jets d’affaires dans l’économie canadienne? Savez-vous qu’il y a à peine assez de sièges dans le Centre Rogers de Toronto pour accueillir toutes les personnes qui gagnent leur vie grâce à l’industrie de l’aviation d’affaires du Canada?

Une personne cynique pourrait dire que c’est parce que les bonnes nouvelles n’intéressent pas les médias ou que les médias méprisent tellement les entreprises et les mieux nantis utilisant des avions d’affaires qu’ils se trouvent incapables de dire quel que bien que ce soit sur cette industrie.   

Pire encore, il y a leur tentative de discréditer nos employés en faisant passer Bombardier pour une entreprise qui courre le monde en offrant de bonnes affaires à des personnes suspectes sans égard aux lois ou à sa réputation. Le plus récent exemple désolant de ce journalisme de bas étage est cet article paru dernièrement dans le Globe & Mail

Dans cet article, le reporter Mark MacKinnon du Globe – lequel a déjà été rappelé à l’ordre par le Conseil national des médias du Canada pour ne pas avoir respecté les règles de base du journalisme dans ses reportages sur notre entreprise – suggère que les récentes « fuites » de dossiers émanant d’une défunte banque lithuanienne démontrent un lien entre un stratagème de fraude fiscale et une vente d’avion d’affaires réalisée par Bombardier il y a dix ans. MacKinnon suggère en plus que ce lien apparent implique des failles dans notre processus de diligence raisonnable.

Même si l’on ne tient pas compte de l’attente absurde selon laquelle nous devrions pouvoir prévoir l’avenir, que le Globe semble avoir à l’égard de Bombardier, les lecteurs sont privés d’informations essentielles et du contexte nécessaire pour comprendre l’histoire dans sa globalité. Donc, une fois de plus, nous devons rétablir les faits au nom de nos employés.

Revenons-en aux faits : tout acheteur potentiel d’un avion Bombardier est soumis à une rigoureuse vérification diligente. Dans certains cas, nous réalisons la vente. Dans d’autres, nous ne la réalisons pas. Grosso modo, nous prenons la décision qui nous semble la plus appropriée à partir de l’information disponible à ce moment-là. Ce processus a fait ses preuves au cours de la dernière décennie, pendant laquelle nous avons livré plus de 1700 avions, et nous continuons à l’améliorer pour tenir compte des nouvelles avancées technologiques.

D’autres que nous ont recours à des processus similaires et Bombardier était loin d’être la seule organisation à être liée à des sociétés de portefeuille par le biais de la défunte banque lithuanienne. Les autres parties incluaient de grandes banques occidentales, American Express, le Forum économique mondial, une œuvre caritative dirigée par le Prince Charles, et même la star aujourd’hui décédée Prince ainsi que l’équipe de football de Chelsea. Le Globe pointe Bombardier, évidemment, pour faire croire que nous avons eu un rôle à jouer qui nous distinguait quand la vérité est que ce type de transactions commerciales était très répandu. 

Les lecteurs devraient regarder comment des médias plus honnêtes décrivent les transactions derrière les dossiers bancaires qui ont fait l’objet de fuites. Par exemple, The Guardian déclare que « Il n’est pas suggéré que les destinataires finaux des fonds étaient au courant de l’origine de l’argent source, qui est arrivé par une voie détournée. Les documents [qui ont fait l’objet de la fuite] indiquent que de l’argent criminel peut avoir été mélangé à de l’argent propre, rendant impossible de retracer la source d’origine, avant de passer par l’intermédiaire de sociétés écrans dans le système bancaire mondial

Même la source qui a fourni ces dossiers au reporter du Globe, un bureau d’enquête appelé OCCRP, fait des mises en garde selon lesquelles « le véritable objet de tels systèmes est de masquer l’origine de l’argent qui passe à travers eux » et prévient que les dossiers doivent être considérés sous cet angle, le Globe est passé outre dans son zèle aveugle à nous calomnier.

Il faut retenir ici que même les meilleurs systèmes de surveillance et de protection ne sont pas à toute épreuve. Ce point de vue est essentiel car lorsque des malfaiteurs se donnent beaucoup de peine pour dissimuler leurs méfaits, la faute incombe aux malfaiteurs, pas aux entreprises induites en erreur. Lorsque des banques ou des compagnies d’assurance font de la publicité dans le Globe, par exemple, le journal est-il en faute si ces sociétés sont accusées plus tard d’actes répréhensibles?

C’est ce manque de contexte qui rend si troublant l’outrage du Globe.

Au moment où les femmes et les hommes de Bombardier Avions d’affaires travaillent si dur pour atteindre de nouveaux sommets, nous espérons que la presse essaiera elle aussi de viser plus haut.

Mike Nadolski
Vice-président, Communications et affaires publiques
Bombardier

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