L’insulte comme seul argument; les employés de Bombardier méritent mieux.

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Dans une routine tristement familière, une lettre d’opinion publiée récemment dans le Globe & Mail sur la relation qu’entretient une autre entreprise avec le gouvernement du Canada comportait des attaques injustifiées et des coups bas à l’encontre Bombardier. 

Pour les lecteurs qui ont un sentiment de déjà vu à la lecture du papier du chroniqueur invité Sandy White, c’est normal, car il a déjà été publié ailleurs. Il a fait, à propos de Bombardier, un copié-collé d’un article paru plus tôt ce mois-ci dans le Huffington Post. Apparemment, les éditeurs du Globe ne l’ont pas remarqué ou alors cela ne les dérange pas de servir du réchauffé à leurs lecteurs, tant que cela porte un coup à notre entreprise.  

Les lecteurs de ce blogue savent que Bombardier a toujours été ouverte aux critiques faites de bonne foi et aux dialogues francs sur ses activités et sa performance. M. White a le droit bien sûr d’avoir son point de vue personnel. Toutefois, ce qui est inacceptable, c’est la façon biaisée et sans scrupules dont ce point de vue est donné. Son mépris total des faits ne respecte même pas les normes de base d’une visée éditoriale éclairée et honnête. 

Au contraire, M. White s’appuie sur des insultes ad hominem, déclarant que notre entreprise est « incompétente » et « corrompue ». Espérons que ces accusations ne visent pas directement nos plus de 21 000 employés au Canada et encore moins les près de 1000 stagiaires universitaire qui ont choisi d’effectuer un stage chez Bombardier au cours de la dernière année. 

M. White s’en prend aussi à toute personne ne partageant pas son point de vue, insistant sur le fait qu’il est naïf de prétendre que Bombardier est l’un des joyaux de l’économie du Québec. Il ne justifie pas vraiment ses idées. Je suppose qu’il s’attend à ce que les lecteurs considèrent que son expérience en tant que lobbyiste pour l’Association québécoise de la vie nocturne en fait un individu plus informé que les autres. À chacun de deviner en quoi cocktails et musique de danse lui permettraient d’avoir une meilleure connaissance de l’industrie mondiale de l’aéronautique et du rail.

Puisque M. White ne fournit aucun fait sur les contributions cruciales de Bombardier à l’économie canadienne, je vais le faire. Commençons avec le fait que Bombardier a investi au cours des dix dernières années près de 9 milliards $ en R et D au Canada. Elle est aussi à la tête d’une chaîne d’approvisionnement de plus de 1 200 entreprises au pays. Ajoutons qu’en 2017, notre entreprise a injecté 8,4 milliards $ dans l’économie canadienne en exportant nos produits. Plus de 57 000 Canadiens sont employés, directement ou indirectement, en raison des activités de Bombardier, y compris de nombreux clients d’entreprises que M. White a représenté.

M. White nous reproche nos coupures de poste, des décisions difficiles mais nécessaires pour toute entreprise aux prises avec un processus de redressement comme le nôtre. Il ne nous reconnaît pas le mérite d’avoir amélioré notre performance financière ni d’avoir créé des milliers d’emplois avec nos nouveaux programmes de croissance. Si M. White avait passé du temps dans l’une des usines de Bombardier, l’un de nos centres de service ou l’un de nos laboratoires de R et D, il aurait été en mesure de contribuer de façon significative au discours public sur notre entreprise.

Le fait est que Bombardier continue de réaliser des progrès importants dans sa transformation historique et ambitieuse, en cours depuis trois ans. Rien que l’année dernière, Bombardier a augmenté son résultat de 42 % et terminé l’année avec un carnet de commandes de plus de 53 milliards $ – des indications éloquentes d’une performance « compétente ».

Exerçons-nous nos activités de manière parfaite ou d’une façon qui nous satisfait pleinement ? Pas encore; mais depuis trois ans, nous réalisons de grands progrès dans notre plan de redressement, et toute analyse fiable de notre entreprise devrait tenir compte de cette information.

M. White se trompe aussi dans la façon dont il qualifie l’éthique de nos activités. Notre ancien employé accusé par les autorités suédoises l’an dernier a été acquitté par le tribunal. Les divers examens en cours dans d’autres juridictions font partie du processus normal de surveillance réglementaire. Bombardier est une entreprise d‘envergure internationale qui exerce ses activités dans de nombreux marchés, et nos activités à l’étranger font constamment l’objet d’examens ou d’audits. Cela ne signifie absolument pas que l’entreprise est corrompue, comme le suggère M. White. C’est comme si on faisait l’analogie suivante : dire que l’un des bars ou restaurants que M. White représente est insalubre et/ou « sous enquête » parce que des inspecteurs sanitaires sont venus inspecter leur cuisine. 

Enfin, il est troublant qu’un lobbyiste comme M. White critique l’importance des relations de travail que tissent entre eux dirigeants d’entreprise et représentants de l’État. La réalité est tout simplement que chaque entreprise industrielle du monde repose sur le soutien géopolitique de son pays d’attache. Pourquoi? Parce qu’ils comprennent que la croissance économique du pays et le bien-être de leurs citoyens dépendent d’un secteur privé fort et dynamique, en mesure d’innover et de livrer concurrence avec succès à l’international. Sans une solide collaboration avec le gouvernement, la croissance économique, les emplois et les industries interconnectées que Bombardier et d’autres entreprises génèrent disparaîtraient de ce pays. Ce serait naïf, M. White, de penser autrement.

Mike Nadolski
Vice-président, Communications et affaires publiques
Bombardier

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